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Essai Opel Insignia Sports Tourer 2.0 BiTurbo CDTi 190 ch 4x4

Le break du changement
avecavec turbo.fr
Le break du changement

Opel Insignia Sports Tourer 2.0 BiTurbo CDTi 190 ch 4x4

Confirmant l'excellent à priori généré par la berline, l'Opel Insignia Sports Tourer parvient à concilier un volume de chargement conséquent (qualité traditionnelle d'un break) avec tout ce que l'on est en droit d'attendre d'un modèle de nouvelle génération : un style séduisant, un comportement exemplaire et même un certain agrément de conduite avec le nouveau Diesel 2.0 BiTurbo de 190 ch.
A une heure où les berlines traditionnelles subissent une lente mais inexorable érosion de leurs ventes, les breaks au contraire rassemblent de plus en plus de suffrages, de la part d'une clientèle familiale lassée du conformisme des monospaces compacts, mais pas seulement.
Il faut dire que leur image a considérablement évolué ces dernières années. Aux fonctions purement utilitaires des breaks d'antan, la nouvelle génération privilégie désormais d'autres arguments plus vendeurs, comme une polyvalence affirmée, un style avenant, un comportement dynamique ou encore une habitabilité à la hauteur.
Sur ce point, ce n'est sûrement pas Opel qui dira le contraire. Historiquement attaché aux Caravan (le terme break en allemand) façon déménageurs, le Blitz aborde désormais le segment différemment. Mais avec une certitude : le style constitue à présent une part prépondérante dans la réussite d'un modèle.

Opel repense son break

En contemplant la rangée d'Insignia Sports Tourer - une appellation loin d'être anodine - trônant sur le parking humide de l'aéroport de Francfort, on se dit ainsi que les choses ont bien changé depuis la très cubique Vectra break (ci-contre), reine des déménageuses avec son immense garde-manger, mais loin d'être un premier prix de beauté.
Dans la droite lignée d'une Insignia anoblie par le titre de Voiture de l'Année 2009 (lire notre Essai), le break Sports Tourer se démarque avant tout par son style séduisant et affirmé. Rien d'étonnant à cela, d'abord car il reprend la ligne de la berline jusqu'au montant central ; mais aussi car la proue inédite n'a absolument rien à lui en envier question caractère. Elle intègre ainsi un immense hayon incurvé - heureusement doté d'une ouverture électrique à deux hauteurs - qui déborde largement sur les flancs, au point d'intégrer les feux !
Pour autant, après avoir pris connaissance des caractéristiques techniques du modèle, on comprend vite que ce coté très statutaire profite avant tout au style.

Coffre en berne

Plus long de 9 cm que le break Vectra (4,91 m contre 4,82 m), l'Insignia Sports Tourer arbore pourtant un empattement moindre de 9 cm par rapport à sa devancière qui bénéficiait d'une plate-forme allongée (2,74 m contre 2,83 m). Du coup, si les 8 cm gagnés en longueur sur la berline Insignia sont exclusivement dévoués au porte-à-faux arrière, les valeurs de chargement n'ont plus rien à voir avec celles du "Caravan" Vectra.
Peu évidente en configuration classique (540 l. contre 530 en faveur de l'Insignia), la différence s'avère nettement plus marquée une fois la banquette rabattue. Avec 1.530 litres disponibles contre 1.850 l. pour la Vectra (et même 2.240 l. en exploitant l'option du siège passager avant rabattable), la nouvelle génération de break Opel passe du rang de cador à celui d'élève moyen dans la catégorie.
Mais visiblement, l'Insignia Sports Tourer n'en a que cure et préfére mettre l'accent sur l'accessibilité grâce à un seuil de chargement très bas ; la modularité avec le système FlexOrganizer permettant comme sur le break Vectra de compartimenter le coffre via des filets et des cloisons pliables ; ou encore la sécurité avec des feux de signalisation placés à l'intérieur, au cas où la longueur de vos encombrants vous oblige à rouler hayon ouvert.
Le constat est à peu près le même aux places arrière, très correctes dans l'absolu, mais finalement assez décevantes vu le gabarit du Sports Tourer. Heureusement, le ligne de pavillon plus haute autorise une meilleure garde au toit que sur la berline, laquelle pêchait quelque peu sur ce point.
Pour le reste, l'intérieur recèle moins de surprise puisque les prestations sont identiques à celles de la berline. Si le style extérieur d'Opel constitue une vraie réussite, gageons que la montée en gamme observée dans l'habitacle n'est pas pour rien dans le sacre européen de l'Insignia. Seule la qualité de certains plastiques peut prêter à discussion, et encore en chipotant. Ce n'est pas le cas de l'habitabilité, enfin digne d'un tel paquebot, et qui résonne comme une véritable invitation à voyager.

Un nouveau Diesel haut de gamme

Opel a également profité de l'occasion pour présenter deux nouveaux blocs, inaugurés par le Sports Tourer et dont bénéficiera peu à peu l'ensemble de la gamme : un turbo essence 1.6 T de 180 ch et pour les grands rouleurs un nouveau Diesel 2.0 développant 190 ch.
Disposant d'un double turbo : l'un s'enclenche bas dans les tours tandis que l'autre prend le relais dans les hautes sphères, ce dernier diffuse ses 400 Nm de couple de manière très progressive entre 1.500 et 4.000 tr/min. Les sensations ne sont pas forcément au rendez-vous (conséquence de la présence de la transmission intégrale Adaptive 4x4 qui pénalise une caisse déjà lourde de 100 kg supplémentaires), mais l'agrément de conduite s'avère néanmoins largement à la hauteur, malgré un timbre un peu trop présent à notre goût.
Seul grief : en dépit d'une consommation mesurée (6,9 l/100 en cycle mixte et autour 8 l/100 constatés durant notre Essai), notre bloc doit concéder un éco-malus de 750 € (183 g/km de CO2 en mode 4x4, 172 g/km en version traction).

Le révélateur francfortois

Plutôt qu'une destination de coeur, ensoleillée et au bord de mer, Opel a opté pour un choix de raison avec Francfort. D'abord parce que le siège historique de Rüsselsheim est tout près (pour convoyer les voitures il n'y a pas mieux) mais surtout car les conditions climatiques se prêtent à un vrai essai.
Vent, neige fondue et 2 degrés à notre ordinateur de bord : pour une fin mars on a déjà connu mieux, mais pour juger le comportement d'un break c'est l'idéal. Et l'Insignia Sports Tourer répond présent. Sur route sinueuse, le gros break enroule gentiment les virages et la transmission intégrale assure un comportement exemplaire, même si la lourdeur de la caisse vient quelque peu altérer son dynamisme.
Selon votre style de conduite, le châssis piloté Flexride vous donne le choix entre trois modes de conduite Tour (confort), Normal ou Sport. Il offre un amortissement appréciable mais un peu ferme : la faute sans doute à nos jantes king size.
Avec ce nouveau membre de la famille Insignia, Opel confirme les ambitions nées avec la berline. Bien sous tous rapports, le Sports Tourer (de 22.700 à 33.800 €) offre selon nous davantage de polyvalence que cette dernière... pour seulement 700 € supplémentaires. Quant à notre version Diesel 190 ch (disponible à l'automne prochain), certes elle ne sera pas accessible à toutes les bourses, mais son tarif estimé (entre 31.000 et 35.000 €) et ses arguments, stylistiques comme technologiques, devraient lui permettre de tirer son épingle du jeu sur un segment assez concurrentiel.
Les plus
  • Ligne séduisante
  • Ambiance et qualité intérieure
  • Bloc puissant et sobre
Les moins
  • Volume de coffre moyen
  • Poids de la caisse
  • Manque de sensation (trop progressif)
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Source : Essai Opel Insignia Sports Tourer 2.0 BiTurbo CDTi 190 ch 4x4 (turbo.fr)
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